Maman, tu m’écoutes ?
Aimée a cinq ans. C’est une petite fille vive et curieuse. Malgré son caractère affirmé, elle aime faire plaisir aux autres. Mais aujourd’hui, Aimée ne sait… Lire la suite »Maman, tu m’écoutes ?
C’est l’histoire d’un petit sourire. Un sourire discret, joyeux, affectueux. Un sourire heureux de vivre et de se promener dans le monde. Il est bien… Lire la suite »Le sourire perdu
Depuis quelques jours, j’expérimente le vide. Ma première sensation est un vertige presque insoutenable, après des mois d’activité effrénée. J’ai peur du vide. Peur de… Lire la suite »Accueillir le vide
Max est un fantôme. C’est évident. Il peut passer à travers les murs, voyager en un instant d’un bout à l’autre de la planète, passer… Lire la suite »Le petit fantôme qui ne faisait peur à personne
Aujourd’hui j’ai regardé passer le temps. Dans cette journée un peu moins remplie que les autres, chaque minute m’a semblée plus longue. Avez-vous déjà compté… Lire la suite »Prendre le temps
Aujourd’hui je souhaite partager avec vous le texte qui m’a été inspiré par l’exercice n°1 du livre de Stephen King : Écriture, mémoires d’un métier… Lire la suite »Exercice N°1 Stephen King
Son regard remontait l’ensemble du sentier depuis la tour d’Yvonyth. Comme elle semblait loin ! Que de bons moments passés ici, que d’apprentissages, de douleurs et d’échecs aussi, mais qui avaient forgé le Bakou qu’il était devenu. Il sentait le poids du passé se déposer peu à peu, à chaque mètre parcouru, il se sentait plus léger, plus grand, moins important. Il suivait la lumière du sentier comme on suit une luciole dans le noir, sans savoir pourquoi, juste pour partager la fugacité de l’instant, le plaisir de sentir une vie, si tenue soit-elle. Un battement, un frôlement, un effleurement qui vous fait sentir toute la douceur de vivre. Non pas à cent à l’heure, brutalement, passionnément, mais au contraire un rien que vous auriez manqué si vous n’aviez pas été attentif à cet instant, juste celui-là, qui vient de disparaître. C’est parfois ce qui fait toute la différence entre la joie et la douleur, un petit moment d’attention.
Fermant les yeux, Iolunh visualisa le plateau de jeu. Le plateau vide, dans cet instant où tout est à construire, dans l’intervalle où rien n’est posé, où tous les possibles sont à égalité, où le métronome n’a battu ni à droite ni à gauche, dans cet espace impalpable où rien n’existe mais où tout est présent.
Il se laissa dériver dans cette liberté infinie du non-être,
dans cet indéfini prêt à éclore.
Qu’il était simple de rester dans ce mouvement immobile, dans cet équilibre plus tout à fait yin et pas encore yang, entre la pensée et l’action, comme une goutte d’eau qui aurait quitté son nuage et pas encore touché la terre.
L’automne. La saison des choix. Laisser le passé derrière soi et se rassembler sur l’essentiel, le protéger durant la longue saison d’hiver à venir, avant de laisser le nouveau éclore au printemps. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas songé aux enseignements des Essentiels.
Choisir que garder et de quoi se défaire. Voilà qui était tout à fait approprié pour les jours à venir.
Et voilà qu’il allait devoir partager ce cocon avec trois parfaits inconnus ! Yerru descendait l’escalier, cherchant dans la foule du port les parasites qui allaient occuper son espace. En approchant, il vit d’abord Byrnro. Le garçon avait encore grandit depuis la dernière fois qu’il l’avait vu. Impossible de savoir si son pantalon était trop petit ou si c’était la mode en vigueur parmi la jeunesse tvintie.