Le jour où j’ai rêvé que Dieu est une femme – 38

LE JOUR OU J'AI REVE QUE DIEU EST UNE FEMME

Un roman de Sandrine WALBEYSS

Chapitre 38 – PARESSE SEREINE

Mon nom est Louis et je suis jardinier. J’ai cinquante-cinq ans.

J’ai commencé à travailler au château comme apprenti jardinier quand j’avais 15 ans. C’est un monument classé, ouvert au public, avec un magnifique jardin à la française autour de l’entrée et un parc extraordinaire.

Au fil des siècles, les propriétaires y ont installé des essences du monde entier, ramenées de leurs voyages. Aujourd’hui, c’est l’un des plus beaux jardins de France et j’ai la chance d’y travailler.

Je n’habite pas très loin d’ici, dans une petite ferme que nous avons réaménagée avec mon épouse. Nos enfants sont partis vivre en ville, pour leurs études d’abord, puis ils y ont trouvé du travail, mais notre vie à nous c’est ici, à la campagne.

J’ai parfois travaillé en ville, pour des expositions ou des échanges avec l’étranger, mais c’est un autre monde où je n’ai pas de repères.

Ici je sais où est Dieu. Je La vois. Je La sens. Je sais qu’Elle est là. Dans la courbe d’une feuille. Dans le reflet d’une goutte. Dans la couleur d’une fleur. Dans la saveur d’un fruit. Dans le chant d’un oiseau.

J’aime la simplicité du réel, celle qui est au-delà du complexe. Pas la vulgarisation simpliste qu’on nous impose. Je préfère vivre là où je La trouve facilement. En ville il faut La chercher. Elle est plus discrète et Elle passe facilement inaperçue. Même ses églises sont cachées par les gratte-ciels ! Alors qu’ici, dans nos campagnes, elles se voient de loin.

Je pense qu’au fond, chacun fait de son mieux et selon ses moyens. La bonté de Dieu est infinie et Elle saura reconnaître nos efforts.


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