Le dernier Bakou – 106

Le dernier Bakou – 106

« Qu’avons-nous ? » La nouvelle réunion des 4 avait été précipitée par les informations qui leur étaient parvenues des quatre coins du globe.

« Pas grand-chose malheureusement. » Antania avait pourtant activé tous ses réseaux, mais rien de concret n’en était sorti. « C’est à croire que les elfes et les lutins se relaient pour intervenir sans laisser de trace.

— Tu ne devrais pas plaisanter avec ça. » Alfarine avait toujours été superstitieuse. Elle détestait imaginer un monde incontrôlable avec des êtres aux pouvoirs magiques. « Il y a forcément quelqu’un derrière tout ça.

— Entièrement d’accord. Le problème est que nous ne savons pas qui.

— Depuis quand est-ce un problème Walter ? Il suffit d’agir. 

— Voyons Aristine, il nous faut tout de même un point de départ pour décider où frapper.

— C’est là que tu fais fausse route Alfa. Ce n’est pas un point de départ dont nous avons besoin, mais un point d’arrivée. Regarde ce qui nous rassemble ce soir. Nous avons tous perdu des millions parce que nos importations de minerais sont out. J’ai deux mines inondées, trois éboulements, quatre effondrements de ponts qui rendent le transport impossible. Qu’est-ce qui a motivé les terroristes ? Je n’en sais rien. D’où sont partis les coups ? Pas la moindre idée. Où sont-ils arrivés ? Dans mes mines et dans les vôtres. » Un gloussement d’Antania interrompit sa tirade.

« Donc tu veux frapper au hasard ? Ça n’est pas très mature Ari. 

— Que proposes-tu alors ? D’attendre sans rien faire ? D’aider les journalistes à fouiller dans nos petits secrets pour découvrir ce qui relie toutes ces affaires ? Pas moi ! En l’absence d’indices, la seule manière de riposter est de provoquer un maximum de dégâts, n’importe où. Peut-être même à plusieurs endroits. Occuper le terrain. Ne laisser personne décider de l’agenda à notre place.

— Très bien. » Walter intervint. « Votons. »

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